Il existe aujourd’hui des raisons impératives de diminuer collectivement notre consommation de chair animale en France. Nous pensons que chaque personne peut faire un pas significatif dans ce sens pour l’un ou l’autre des motifs suivants : la sauvegarde de la planète, la santé des personnes, le respect de la vie animale. Nous nous engageons à titre personnel à remplacer la viande et le poisson chaque lundi (ou à aller plus loin dans ce sens). En voici les arguments essentiels.

Impact sur l’environnement

La production de viande est l’une des activités humaines ayant les conséquences les plus néfastes pour l’environnement. Elle constitue un gaspillage à grande échelle des ressources naturelles. Par exemple, produire un kilo de protéines de veau nécessite 12,3 kilos de protéines végétales. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation, produire une seule calorie de viande nécessite quatre à onze calories végétales. S’alimenter avec des végétaux plutôt que d’alimenter des animaux avec des végétaux pour ensuite les consommer permettrait de dégager de deux à vingt fois plus de protéines par hectare cultivé et par conséquent de répondre de manière plus rationnelle aux défis alimentaires de la planète.

Photo de la déforestation de la forêt amazonienne, poumon de la Terre

En 2050, si la population humaine atteint, conformément aux prévisions, dix milliards d’habitants, l’élevage sera la cause principale de la pénurie alimentaire et de la famine pour des millions d’êtres humains. L’élevage représente aussi une cause principale de déforestation et de perte de biodiversité. Par exemple, 85 % de la forêt d’Amérique du Sud a été convertie pour l’élevage. De plus, il contribue, selon les Nations unies, à 15 % des émissions totales des gaz à effets de serre, soit plus que toute autre activité humaine, y compris les transports. Il est donc possible de considérer, comme le prix Nobel de la paix Rajendra Pachauri, qu’« une journée sans viande peut aider à lutter contre le changement climatique ». Enfin, l’élevage engloutit une quantité excessive d’eau potable et participe à la pollution des sols. Selon le réseau Empreinte eau, quinze mille litres d’eau sont nécessaires pour produire un seul kilo de bœuf, et six mille litres pour produire un kilo de porc (quatre mille litres pour les légumineuses et mille six cents pour les céréales). Les dégâts environnementaux de la consommation de chair animale sont également constatés en mer, où la surpêche représente une cause massive de destruction des écosystèmes et d’extinction écologique. 

Conférence à Bordeaux

Retrouvez l’importance de ces enjeux lors de la conférence de deux experts nutritionnistes internationax, le Docteur Curtay et le Docteur Razafimbelo, en conférence à l’Athénée St Christoly le samedi 30 mars prochain à 14h30.
Pour vous inscrire à cette conférence, rendez-vous sur le site de la Librairie Pégase : http://www.librairie-pegase.fr/agenda–activites/conferences/conferences/30-mars-2019-drs-curtay-et-razafimbelo-CR30032019-v.html